Randonnée, bivouac, outdoor : les risques liés à l’eau à connaître absolument
Avant de remplir votre gourde et de vous élancer sur les sentiers, il est important de s’interroger sur un point essentiel de toute sortie outdoor : la qualité de l’eau que vous allez consommer. Lors d’une randonnée, d’un bivouac ou de toute activité en pleine nature, l’eau que vous trouvez n’est pas toujours aussi pure qu’elle en a l’air. Voici ce qu’il faut savoir pour choisir le bon système de traitement d’eau et éviter les mauvaises surprises.
Quels sont les risques liés à l’eau en milieu naturel ?
L’eau des rivières, des lacs ou des sources peut être contaminée par des excréments humains ou animaux, ou encore par des rejets agricoles ou domestiques. Même une eau cristalline en apparence peut renfermer des micro-organismes pathogènes invisibles à l’œil nu.
Et si vous vous appuyez sur des points d’eau de refuge ou de robinet en zone rurale, sachez que le traitement et la distribution peuvent être irréguliers selon les régions.
Le principal risque ? La « tourista »
La diarrhée du randonneur (ou du campeur), accompagnée parfois de crampes ou de vomissements, reste le problème de santé le plus courant lié à une eau mal traitée.
Ce que peut contenir l’eau de vos sorties outdoor
1. Les bactéries
Premières responsables des troubles digestifs en plein air, les bactéries se développent dans les matières organiques en suspension.
Exemples : E. Coli, Salmonelle, Choléra, Dysenterie, Shigella
Solution : tous les systèmes de filtration standard les éliminent efficacement.
2. Les kystes, parasites et protozoaires
Plus résistants, ces parasites comme la Giardia sont fréquents dans les zones de nature sauvage.
Exemples : Giardia, Cryptosporidium, Vers intestinaux
Traitement requis : filtre < 0,2 micron, UV ou traitement chimique prolongé. Attention : certains produits chimiques sont inefficaces contre des parasites comme le Cryptosporidium.
3. Les virus
Les virus sont rares en randonnée, mais peuvent poser problème dans des zones à forte contamination humaine ou animale.
Exemples : Hépatite A, Norovirus
Élimination : filtre ultra-fin (< 0,015 micron) + lampe UV ou produit chimique. La vaccination (hépatite A, polio) est également conseillée en zones à risque.
4. Les polluants chimiques et métaux lourds
En outdoor, ils sont peu fréquents, sauf en cas de pollution ponctuelle (zone agricole, industrielle, ancienne mine…).
Exemples : Nitrates, pesticides, plomb
Traitement : charbon actif ou membrane spéciale. Efficace uniquement si les polluants sont en faibles quantités.
5. Les particules
Sables fins, argile, matières organiques… Une eau trouble n’est pas forcément dangereuse, mais elle peut être désagréable à boire.
Exemples : Sédiments, micro plastiques
Solution : filtres mécaniques (et idéalement charbon actif pour le goût et les odeurs).
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